début du procès du crash du Concorde 10 ans apres…

concorde crash10 ans apres le crash du Concorde au décollage de Roissy, le procès du « Concorde » s’est ouvert pour quatre mois devant le tribunal correctionnel de Pontoise, mardi 2 février en début d’apres-midi.
La présidente, Dominique Andreassier, a entamé l’audience en estimant que « l’inévitable technicité » du procès ne devait pas lui faire « perdre sa dimension humaine ». Elle a également lu la liste des 113 victimes de l’accident: les 100 passagers allemands, autrichiens, danois et américains ainsi que les neuf personnels de vol et les quatre personnes mortes dans l’hotel de Gonesse sur lequel s’est écrasé l’avion, le 25 juillet 2000, moins de deux minutes apres son décollage de l’aéroport de Roissy-Charles de Gaulle.

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Sur le banc des prévenus figurent Continental Airlines, deux de ses employés (John Taylor et Stanley Ford), deux anciens responsables du programme Concorde à l’Aerospatiale (Henri Perrier et Jacques Herubel) et un ancien cadre de la Direction générale de l’aviation civile (Claude Frantzen), garante de la sécurité du transport aérien.

2 thèses principales s’opposent lors de ce procès: la lamelle face à Canal Plus:

– Si l’enquête technique du Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) a été bouclée en 18 mois, il aura fallu 8 années d’instruction pour cerner les responsabilités pénales. Selon l’organisme officiel responsable des enquêtes techniques sur les accidents d’avions et les experts judiciaires, l’accident a été provoqué par une lamelle de titane perdue par un DC10 de Continental qui avait décollé de Roissy quelques minutes avant le Concorde. Le supersonique aurait roulé sur cette lamelle, qui a fait éclater un pneu et déclenché une réaction en chaîne (perforation d’un réservoir, fuites et inflammation de kérosène) ayant mené à la perte de l’appareil. L’ancien ministre communiste des Transports, Jean-Claude Gayssot, en fonction lors du crash, a défendu cette thèse sur Europe 1, avant l’ouverture du procès. « Ma conviction, c’est que le Bureau enquête accidents et l’enquête judiciaire ont confirmé que le crash s’est produit apres l’explosion du pneu qui était passé sur une lamelle d’un avion américain Continental Airlines, et qu’un enchaînement de faits a fait que le Concorde s’est crashé », a-t-il expliqué.
– Cette thèse est remise en cause par un documentaire diffusé sur Canal+ fin janvier. « Concorde, le crash d’un mythe » développe sur la base de témoignages une thèse rejetant la responsabilité de l’accident sur Air France. Cette version rejoint celle qui sera développée par la défense de Continental Airlines au procès.
Selon le documentaire, qui dit avoir retrouvé 28 témoins, le Concorde aurait pris feu près d’un kilomètre avant l’endroit où se trouvait la fameuse lamelle. Un pneu aurait ainsi été endommagé apres avoir franchi un raccord entre deux portions de la piste, qui formait une petite marche de quelques centimetres. Le pneu aurait en effet été fragilisé par la surcharge de l’avion et par l’absence d’une pièce, l’entretoise, servant au parallélisme des roues, que les techniciens de maintenance avaient oublié de remonter. Le déflecteur d’eau (situé devant le pneu) aurait été arraché, venant percer un réservoir et déclenchant l’incendie.

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A suivre…

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